Tigres au Lion - now Down Under

Tigres au Lion - now Down Under

vendredi 25 avril 2014

Anzac Day

Tous les 25 avril, australiens et néo-zélandais célèbrent Anzac Day (Australia New Zealand Army Corps) en l’honneur des héros morts pour la patrie et des troupes en mission. A cette occasion, la désinvolture et la jovialité habituelles laissent place à un recueillement solidaire dont l’ampleur dépasse nos célébrations d’armistice. La minute de silence et les cérémonies de drapeaux rassemblent les foules dans tout le pays, les jeunes générations arborent les médailles de leurs ancêtres et les célébrations des troupes d’outre-mer sont télévisées. L’Australie a d’ailleurs un ministre des vétérans dont l’existence-même démontre le soin dédié, aux vétérans bien sûr, mais aussi au souvenir, aux monuments et aux célébrations patriotiques.

La date commémore l’anniversaire  du débarquement des alliés à Gallipoli (25 avril 1915) dans la campagne des Dardanelles. Le sacrifice de jeunes soldats australiens (nés avant la création de leur propre pays) représente le premier événement patriotique de la jeune nation. Dans l’autre camp, la victoire turque, sous le commandement du futur président Atatürk, marque les prémices de la république turque succédant à l’empire ottoman déliquescent.

Aujourd’hui plus que jamais (le centenaire approche), des pélerins australiens se rendent chaque année en nombre à Gallipoli pour célébrer Anzac Day en communion avec les turcs, au son du texte de Mustafa Kemal Atatürk:
“Those heroes that shed their blood and lost their lives... You are now lying in the soil of a friendly country. Therefore rest in peace. There is no difference between the Johnnies and the Mehmets to us where they lie side by side now here in this country of ours... you, the mothers, who sent their sons from faraway countries wipe away your tears; your sons are now lying in our bosom and are in peace. After having lost their lives on this land they have become our sons as well.”

mercredi 23 avril 2014

1 an!

Il y a pile un an s’ébauchait notre migration australienne. A la sortie d’un vol de nuit, la vie professionnelle de Melbourne s’enclenchait, dans un mélange de nostalgie, de jetlag et d’impatience.

Un an plus tard, nous avons les pieds dans le sable et les yeux sur l’océan (pendant que les enfants bossent à l’école) pour suivre l’évènement surf de l’année (le Rip Curl Pro Bells Beach – voir la découverte hivernale de Bells Beach ici)… Difficile de marquer l’anniversaire de manière plus emblématique!








PS : dédicace spéciale à Alexis et Antoine qui connaissaient la renommée de Bells Beach bien avant que nous n’y mettions les pieds.

lundi 21 avril 2014

Happy Easter!

Premières Pâques australiennes: nous avons bien sûr cherché les œufs, trouvé les donuts (quoi de neuf ?), et découvert les hot cross buns (une tradition que les anglais ont oublié de laisser à Singapour).

dimanche 6 avril 2014

Visite #4 - Grand Chelem!

Pour notre plus grand plaisir, les cousins de Singapour parachevaient, en mars, notre Grand Chelem de visites: quatre visites en quatre mois!


En quelques jours, ils ont goûté aux principaux atouts de Melbourne et du Victoria: cafés et baristas ultra-branchés, menu de plages variées, dégustations viticoles et oculaires dans les collines de la Yarra Valley.
  



 
Les classiques australiens ont plu également : faune, flore, coolitude, humour et barbecues! En hôtes intéressés et polis, ils ont même testé et approuvé le steak de kangourou et le Vegemite!
 
A qui le tour?

lundi 17 mars 2014

Drink & drive

Le sport et le merchandising envahissaient à nouveau Melbourne ce week-end avec l’arrivée du premier Grand Prix de Formule 1 de la saison.


   
Si Singapour embrassait pleinement le glamour et le star-système de la discipline (on en parlait ici, ici, et ici), le Grand Prix de Melbourne joue davantage sur la convivialité décontractée dans le décor bucolique de l’Albert Park.


Par endroits, les tables de pique-nique, activités pour enfants et déjeuners dans l'herbe volaient presque la vedette aux nouvelles F1 (beaucoup plus silencieuses que l'an dernier, il faut l'avouer)!


Mack de Cars à l'accueil des enfants
Le merchandising Martini home-made, pas mal!

Sans surprise, au Grand Prix d’Australie, les plus longues files d’attente ne se font pas au parking (on y va en tram), aux stands saucisses (qui ne servent que de dessert au fameux pique-nique), ou à la sécurité (tellement relax que les resquilleurs sautaient les grilles sous nos yeux) mais bien aux stands de bière et de vin!
 
PS: dédicace spéciale à l’ami Hector (la photo de 'Mack' c'était pour Oscar). La Mini «vintage» devant laquelle nous posons est la réplique parfaite du modèle réduit qu’il a piloté chez nous!

mercredi 12 mars 2014

Phillip Island

Pour le long week-end de Labor Day, des amis nous incitaient à les suivre jusque Phillip Island, une île à l’est de la baie de Melbourne dont la renommée internationale nous avait échappé jusqu’à présent.


  
Deux attractions plutôt hétéroclites placent Phillip Island dans toutes les brochures de tourisme:
1) Son circuit de course en bord de mer qui accueille chaque année le Grand Prix de moto et fait de l’île un lieu de pèlerinage pour bikers en tous genres.
 

2) Sa communauté unique de manchots bleus, vestiges de l’attachement de l’Australie à l’Antarctique, qui attire les touristes de toute l’Asie par avions entiers. Tous les soirs, malgré les tribunes sur la plage, l’odeur de popcorn, les gesticulations impatientes de touristes, et l’éclairage artificiel, les petits pingouins (de 30 cm) sortent de mer et rejoignent leurs nids dans une parade amusante, attachante, et over-sur-commercialisée.

Evidemment, un développement touristique conçu autour des clubs motards et des groupes chinois ne transpire pas l’authenticité et le raffinement culturels. Nous n’avons pas fait dans la dentelle non plus en nous laissant entraîner dans un camping fidèle aux plus féroces caricatures (Franck Dubosc n’aurait pas dépareillé). Attendre de vivre en Australie, pays d’aventure et de grands espaces, pour découvrir la promiscuité du camping ne faisait pas vraiment partie de nos plans mais on assumera tant que possible.


Heureusement, comme partout dans la région, on n’est jamais bien loin d’un vignoble, d’un spot de surf ou d’une plage déserte…



 
 
 
 
Malgré cela, au final, c’est bien la fête foraine du village qui recueillait les préférences des enfants! A cette foire, nous avons pu constater la schizophrénie australienne vis-à-vis de la sécurité: tantôt fidèles à leur réputation de baroudeurs cools (Aurélien, deux ans sous la limite d’âge, peut tenter le quad en clapettes), tantôt neuneus et crispés par leur obsession sécuritaire (aux auto-tamponneuses, les trajectoires et collisions aléatoires sont interdites et remplacées par une procession circulaire à la queue leu leu – l’attraction a été coupée dès nos premiers coups de volants tant nous dérogions au règlement!)
  

dimanche 23 février 2014

Aussie rules (Part V)

A la suite des quatre épisodes précédents (abandonnés ici), on poursuit vaille que vaille le commentaire de nos découvertes et surprises...

(7)       Immigration et protectionnisme
Singapour nous avait habitués à une population multiculturelle et diverse (~1 million d’étrangers pour ~4 millions d’autochtones, eux-mêmes hétérogènes). Malgré cela, la variété cosmopolite de l’Australie, et de Melbourne en particulier, nous a impressionnés. Tous les jours, on entend parler russe, chinois, ou hindi et les accents variés colorent l’anglais du quotidien.
Terre d’asile, l’Australie abrite ainsi 6 millions d’étrangers (dont 1 million d’anglais, 500.000 néo-zélandais et 400.000 chinois). En bref, un quart de la population australienne est étrangère (ce qui en ferait le pays le plus «accueillant» du monde, avec la Suisse étonnement) et la moitié des australiens ont au moins un parent étranger. Melbourne n’est pas en reste et abriterait, entre autres, la plus grande communauté grecque hors de Grèce.
L’Australie ne pratique donc pas uniquement la naturalisation massive de sportifs d’élite étrangers. Elle intègre et continue d’attirer une immigration variée avec succès. Commercialement par contre, son protectionnisme flagrant révèle une attitude plus insulaire. Le «made in Australia» est promu à tour de bras et protégé à grand coups (coûts?) de tarifs douaniers. Les voitures, le vin et les livres, trois produits essentiels à l’épanouissement paisible de notre famille, subissent ainsi de lourdes taxes à l’importation pour soutenir une production locale plus chère que la concurrence étrangère.
Buy your kids a job, buy Australian