Tigres au Lion - now Down Under

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dimanche 10 avril 2016

The Red Centre

Le vieux slogan commercial du Northern Territory « You’ll never never know if you never never go » a résonné dans nos têtes pendant tout le voyage. Sans les attractions balnéaires classiques, le centre rouge de l’Australie peine encore à attirer les visiteurs australiens. Certains australiens nous avaient d’ailleurs demandé « sept jours dans le centre? Mais vous allez faire quoi? ». Pourtant, comme le dit le slogan, les multiples charmes qu’il nous a dévoilés chaque jour n’étaient pas spécialement ceux qu’on attendait.




On espérait prendre du rouge plein les yeux mais redoutions un peu la monotonie d’un désert aride et immense. Sans aucune lassitude, on a digéré la tonne de rouge et ses reliefs variés.








Le Northern Territory nous a, en plus, offert une palette d’horizons bien plus large que prévue. Dans le centre rouge, il y a aussi du vert et du bleu!



On pensait affronter la faune notoirement hostile de l’Australie. A part les hurlements de dingos la nuit et les nuées de mouches (difficile de prendre une photo sans en avoir deux sur le nez et trois sur la bouche), l’environnement fut à la limite plus accueillant que certains parcs de Melbourne. On n’a même pas pu croiser une horde de chameaux sauvages, nombreux dans la région…



On croyait rencontrer Crocodile Dundee dans chaque bled perdu de l’Outback. A part les chanteurs de country music des bars les plus reclus, les habitants du centre rouge sont en fait assez similaires aux autres australiens, juste encore plus relax, encore plus cordiaux (les rares automobilistes se saluent) et encore plus tournés vers le grand air. A 200.000 habitants sur un territoire deux fois plus grand que la France, il est sans doute plus facile ou même recommandé d’être sociable!  


On se réjouissait de plonger dans la sérénité des grands espaces, on a été servi! On ne s’attendait pas à traverser quatre jours sans réseau téléphone ni à s’installer dans un campement où le réceptionniste trouve tout naturel que l’épicerie la plus proche se trouve à plus d'une heure de route (« Alice Springs? Mais c'est à 130 kilomètres ça, non? » - « Yeah, that's about right, mate »).




On s’attendait à crever (un pneu), s’embourber, ou même se lasser des centaines de kilomètres parcourus sur piste et en mode tout terrain. Au contraire, les trois Nissan ont constitué une attraction clé des vacances. On a complètement craqué sur les photos de jeeps dans toutes les positions (le directeur marketing de Nissan peut nous contacter), les enfants ont passé la moitié des vacances sur leur toit et une bonne étoile nous a évité tout déboire. Si Apple se targue de développer des iPads qu’un enfant de cinq ans peut utiliser, Nissan peut clairement prétendre qu’une Patrol emmène n’importe quel quidam au bout du monde!

 



Nous craignions que notre inexpérience du camping ne nous frustre. Notre tente incomplète et l’éblouissante voie lactée qu’elle nous dévoilait chaque soir nous ont, au contraire, révélé une certaine tolérance (inattendue) pour ce mode de vacances (avec modération quand même)!








Enfin, en parcourant 1.500 kilomètres sur les terres ancestrales des aborigènes, nous souhaitions en apprendre plus sur cette civilisation secrète et mystique d’éternels rêveurs incompris. Malheureusement, le peu de ressources et de soin investis dans l’éducation des touristes semble consciencieusement parachever l’enfouissement de la plus vieille et plus atypique culture du monde. On aura quand même remarqué rapidement que les touches noir-jaune-rouge du drapeau aborigène ne célébraient pas un hommage à la Belgique… Mais nous n'aurons jamais vraiment compris les règles très compliquées de service d'alcool, sensées protéger la communauté aborigène décimée par l'alcoolisme, qui nous rappellent quand même un peu les discriminations les plus nauséabondes de l'histoire.





Merci à Anne, Stéphane, Coline, Maxime, Solène, Vérène, David, Lali et Arthur pour le mémorable séjour!

lundi 28 mars 2016

Happy Easter!

Long week-end de Pâques culturello-sportivo-cocoon-glandouille à la maison sans être beaucoup à la maison…










mercredi 23 mars 2016

mardi 22 mars 2016

Sports mania

En ce week-end de Grand Prix d’Australie, la passion sportive de Melbourne ne lâche pas son emprise sur nous. 


Après les célébrations récentes de fin de saison de baseball, les finales de foot d’Hadrien et de basket de Guillaume nous maintenaient sur le qui-vive, pendant qu’Aurélien se plongeait déjà dans l’ambiance du prochain Australian Open en participant aux sélections des ramasseurs de balle!








mardi 15 mars 2016

Tokyo style!

Après presque trois ans de patience et une bonne trentaine de voyages professionnels vers Tokyo, l’opportunité rare combinant tous les critères s’est présentée ce week-end: un voyage professionnel qui termine le vendredi, un jour férié lundi, un agenda de week-end pas trop rempli et, surtout, des sièges invendus dans les deux sens pour surfer sur le staff travel.


En deux jours d’exploration, Tokyo a conquis tout le monde et prouvé qu’on y trouve tout: du plus local au plus international, du plus sacré au plus décalé, du plus austère au plus kitsch (kawaii!), depuis les restaurants étoilés (deux fois plus qu'à Paris) jusqu’aux cochons punks domestiqués.















En bref, Tokyo est la ville de tous les possibles.
A Tokyo, on peut voyager deux jours en métro sans voir un papier par terre, une rame en retard ou un escalator en panne.


On peut consommer plus belge qu’en Belgique.




On peut traverser les plus grands carrefours du monde en diagonale, sur les passages prévus à cet effet.


On peut attendre son tour devant le restaurant de sushis pendant une heure sagement sur une chaise (pas nous, qui mangeons coréen -sans file-).



On peut chercher pendant une demi-heure la porte d’entrée du restaurant tout proche recommandé par l’hôtel.

On peut trouver un spaghetti bolognaise et des hot dogs sur les menus de petit déjeuner.
On peut visiter des temples sans que les enfants ne 
râlent.