Tigres au Lion - now Down Under

Tigres au Lion - now Down Under

mercredi 1 juillet 2015

Back to the tropics

Faute de neige dans le Victoria alpin, nous avons fait le deuil des vacances de ski tant attendues et pris, en dernière minute, la direction du nord pour passer les vacances d’hiver au chaud.

Le staff travel, toujours un peu aventureux, nous a trouvé une combinaison de sièges Qantas (le confort pour Sophie et les garçons) et Jetstar (le dernier siège du jour, à côté des toilettes, pour Cédric) pour 3h20 de vol vers Cairns et 6 jours à Port Douglas, dans le Tropical North Queensland, au nord-est de l’Australie.


Le Sud-Ouest de l’Australie, découvert en janvier 2014, savoure toute l’année les plaisirs de plages de surf interminables sur l’océan indien et les délices de ses vignobles, dans le confort de la prospérité minière de Perth (seuls les requins causant un peu de stress occasionnel).
A l’opposé (géographiquement), le Nord du Queensland, plus rural et plus viril, doit mériter ses plaisirs plus éphémères. En été, les cyclones tropicaux l’inondent et le secouent tandis que requins, crocodiles et méduses envahissent ses côtes.
Pour convaincre les sceptiques et réveiller les distraits, notre gazette locale couvrait d'ailleurs essentiellement des histoires de crocodiles et de serpents de mer…


Dans cette région atypique, même l’oiseau local, le casoar, présente des risques!

Heureusement, en hiver, le climat devient parfait, les crocodiles fuient la mer vers la rivière plus chaude et les méduses disparaissent on ne sait où. On peut alors
- Admirer la forêt tropicale se jeter dans la Mer de Corail et la Daintree River



- Visiter la Grande Barrière de Corail toute proche (comme on est un peu rétrograde, on n'a pas de GoPro et on ne peut donc pas vous infliger une collection d'anémones et de poissons clowns; pour la même raison, on n'a pas de selfie-stick et nos selfies familiaux sont toujours un peu pourris).


- Suivre un héritier de Crocodile Dundee dans une «croc cruise» sur la rivière 


- Profiter, sans trop de craintes, des plages infinies. La citation de la semaine revient aux parents désinvoltes bouquinant sur une plage déserte pendant que les garçons nagent se battent dans la mer depuis un quart d'heure: "on est sûr, au fond, qu'il n'y a plus de crocos dans la mer à cette saison?".


- Se remémorer Singapour et le tennis "tropical"


Au final, à la bonne saison, la région attire et satisfait une large panoplie de touristes, depuis les groupes de chinois et de japonais qui débarquent sur Cairns à la journée pour l'indispensable photo aquatique avec un bout de corail, jusqu'aux nombreux beatniks qu'on n'attendait pas là et qui vivent à quatre dans des vieilles camionettes psychédéliques à deux lits, en passant par les baroudeurs extrêmes qui utilisent des 4x4 suréquipés pour sortir du périmètre autorisé aux voitures de location (et trouver des plages encore plus désertes et de la forêt encore plus tropicale?). 

dimanche 14 juin 2015

Trips and parties

La fin de l’automne australien nous a proposé un condensé compact et intense d’activités routinières et de célébrations plus exceptionnelles.

Cédric a enchaîné les traditionnelles tournées vers Singapour, Ho Chi Minh City et Tokyo, à un rythme encore plus soutenu que d’habitude (= encore moins le temps de faire signe aux potes de Singapour). Pour marquer le début de l’hiver, juin a vu un changement de routine: cette semaine, c’est Sophie qui partait réunioner à Bangkok, offrant une excuse en or à Cedric pour esquiver un voyage de plus au Japon.


Entre les voyages de la semaine, les week-ends ont aussi offert leur lot d’action.


Aurélien et Hadrien ont rattrapé le train des communions qui nous avait largués à Singapour. Après une préparation rondement menée par la communauté française, ils ont célébré ensemble leur première communion, grâce à l’accueil un peu improbable mais généreux de la paroisse mauricienne de Melbourne. Expats français, petits belges, et mauriciens du troisième âge formaient une congrégation plutôt surprenante d'hétéroclisme. Seul bémol: malgré son classicisme un peu désuet (confession en latin, rudiments de théologie à apprendre par cœur,…), le bon Père Richard et son accent des îles nous rappelaient un peu trop les infirmières des Inconnus (rappel ici)!








La semaine d'après, Sophie fêtait son anniversaire avec une quarantaine d’amis essentiellement français (2 belges, 2 australiens + 3-4 espagnols/brésiliens/anglais quand même). Merci encore à Anne et Stéphane pour la co-organisation et l’accueil!

On a immédiatement enchaîné avec l'anniversaire d'Aurélien dont le groupe nous a paru a peine moins grand... On a franchement triché et tout fait au cinéma.





Ces derniers temps, Aurelien a, de plus, collectionné les invitations aux bat mitzvah*, plombant nos samedis soirs de services taxis et confirmant sa popularité auprès des filles de l’école.

Entretemps, les week-ends «frisquets» d’automne ont continué à nous offrir les bonheurs d’une logistique sportive matinale vers des contrées plus ou moins recluses du Victoria.
Sophie a d'ailleurs amélioré le record ce dimanche: 1 heure 45 de route dans chaque sens pour conduire Guillaume à un match de foot. Un peu plus loin et on aurait sans doute dû louer une Jeep pour affronter le bush.

* Les garçons célèbrent leur bar mitzvah à 13 ans, les filles célèbrent leur bat mitzvah à 12 ans. Les fêtes en question sont, ici, des mini-mariages avec dîner assis, soirées dansantes, échoppes et photographes. Aurélien ne s'en plaint pas!

dimanche 24 mai 2015

Aussie or not Aussie? That’s the question (2)

Il y a deux ans, Cédric commençait, en éclaireur, notre installation en Australie (voir ici). Depuis, on a suivi le footy, fait des barbecues, et mangé du kangourou. Mais devient-on australien pour autant?

Option #2: On devient australien

On s’émeut lors des célébrations en grande pompe d’ANZAC day (voir ici), commémorant les héros de Gallipoli (25 avril 1915). Pour le centenaire, la police, les pompiers et les descendants d’anciens combattants ont animé, à l’école, une cérémonie solennelle du souvenir.



Guillaume et Aurélien trouvent normal et agréable de se lever à l’aube pour faire du sport
Les rendez-vous à la salle de gym (pour Guillaume) ou les joggings spontanés (pour Aurélien) avant l’école sont entrés dans leur agenda de manière tout à fait naturelle. On se rassure, les parents en sont encore loin!

Les trois garçons embrassent d’ailleurs parfaitement la culture australienne du sport, avec un choix plutôt éclectique (5 sports différents à eux 3). Les parents (et la logistique) ont un peu de mal à suivre, choquant même les parents australiens quand ils ne prennent pas le temps n’ont pas l’occasion de suivre tous les matches des chérubins de A à Z.
















Hadrien a très bien assimilé l’importance de la détente dans la cool-attitude australienne

A la moindre évocation de planning ou d’empressement pendant les vacances, il répète «les vacances, c’est fait pour se détendre» (ndlr «et là, vous me stressez»).



Sans devenir assidus ou même aguerris 
à la tradition australienne des pique-niques, nous n’en sommes néanmoins plus les ploucs qui s’asseyent par terre et boivent dans des gourdes plastiques. Couverture imperméable, verres à vin en plastique, porte-canettes… On progresse!




Cédric a immédiatement adopté la culture café de Melbourne et se demande comment il a pu vivre sans la pause espresso entre deux réunions, chez le barista hipster du coin.

Même si le footy n’occupe pas (encore) leurs week-ends, les garçons y jouent à l’école et s’enflamment pour les résultats de leur équipe fétiche, les Essendon Bombers. Le footy influence leur look et ils aimeraient beaucoup fréquenter le même coiffeur que les joueurs vedettes…




Sophie a adopté les standards météorologiques locaux
Quand il fait 12 degrés et un peu gris en plein hiver, on «caille par ce temps dégueu»… N’oublions quand même pas d’où nous venons…  

Sophie adore son legging lycra
(pour le sport… soi-disant) – voir ici

Guillaume comprend le cricket
(nous pas) – voir ici

Guillaume a adopté son surnom de «Cornie» au baseball (sans doute fatigué d’entendre son prénom massacré).

On ne s’étonne plus de la fréquence disproportionnée de AC-DC, INXS, Midnight Oil et Men at Work à la radio. On a même regardé religieusement le téléfilm biographique d’INXS, l'événement télévisuel de l'année dernière!

samedi 23 mai 2015

Aussie or not Aussie? That’s the question (1)

Il y a deux ans, Cédric commençait, en éclaireur, notre installation en Australie (voir ici). Depuis, on a suivi le footy, fait des barbecues, et mangé du kangourou. Mais devient-on australien pour autant?

Option #1: on ne devient pas australien
On n’a pas encore de chien ni de tatouage
En Australie, pour draguer, rien ne sert d’être beau (belle), intelligent(e), drôle, riche ou célèbre. Il est bien plus efficace et commun de promener un chien (si possible un vilain petit pitbull ou bouledogue) et d’arborer quelques tatouages bien choisis.
Les chiens sont de vraies stars en Australie. Leurs photos ornent les bureaux, leurs exploits animent les conversations de collègues et les enfants doivent presque s’excuser, au parc, de gêner leur promenade. Tout le monde est gaga de son Médor et du Mirza du voisin.





Quant aux tatouages, ils représentent clairement un business florissant: on a rencontré un tatoueur européen expatrié vers l’eldorado australien. Par contre, la mode entre peut-être en récession: les «laser tattoo removals» prospèrent à tous les coins de rue aussi.
On n’a pas de «boy toys»
Les australiens adorent la vie en extérieur et, surtout, les gros joujoux qui vont avec. 

Ils font des barbecues en plein hiver sur des engins plus grands que notre jardin (on n’est toujours pas très assidu et, surtout, on est encore très mal équipé -presqu’un sacrilège-).

Dans les quartiers de la baie, les jetskis et les bateaux sont aussi communs que l’eau courante (on n’est pas près de se convertir).





Pour ceux qui ne vont pas à l’eau, la jeep d’explorateur permet de sillonner l’outback à la première occasion. Nous n'y sommes pas encore: on n’a pas de 4x4 et on n’a même pas installé de pare-buffle sur les voitures (dont on équipe même les monospaces de soccer moms en Australie).

















Enfin, nous n'avons pas encore craqué pour le «ute» («utility vehicle»), le véhicule australien par excellence, dont on ne comprend pas vraiment le concept, tant il a peu de côtés… utiles.


On aime la plage et la mer mais on ne fait pas (encore) de surf


Pour nos garçons, «notre» football reste le sport de référence, pas le footy ni le cricket

Cédric assimile mal la conduite australienne et a déjà perdu la moitié des points de son permis. Si tout conducteur belge considère qu’il peut légalement rouler 10 km/h «compteur» au-dessus de la limite, le conducteur australien, au contraire, roule systématiquement 10 km/h en-dessous de limites pourtant désespérément basses. A Melbourne, on ne dépasse pas, on ne change pas de bande, on ne klaxonne pas. Bref, on n’avance pas (de préférence dans un «ute» surpuissant).

On n’aime toujours pas le Vegemite
Apparemment, il faut être né dedans. Donc cela ne changera plus.


Après 2 ans, on ne connaît pas encore tous les diminutifs en «ie» (sunnies pour sunglasses, swimmies pour swimsuit, brekkie pour breakfast… voir ici). Dernier en date, «firie» pour «fireman».