Découverte au 17ème siècle par le
navigateur hollandais Abel Tasman, l’île reçut le nom Van Diemen’s Land en l’honneur du gouverneur des Indes. Souvent
assimilée à une petite Nouvelle Zélande, paisible, verte et marine, cette
province reculée de l’Australie aurait pu tranquillement traverser l’histoire, exploitant
ses ports de pêche à l’abri de son anonymat géographique.
Au contraire, les anglais en ont fait une funeste et
brutale destination de condamnés, équipée de camps de travail («factories») où
les crimes les plus anodins étaient noyés dans un quotidien cruel et sans
espoir. Dans une opération marketing assez subtile, les anglais renommèrent l’île
«Tasmanie» au 19ème siècle pour faire oublier le passé triste et
violent de Van Diemen’s Land.
Aujourd’hui, la Tasmanie («Tassie») conserve une part
de cette contradiction historique. Sans surprise, sa capitale Hobart attire les
beatniks, campeurs, marcheurs, routards, et autres sportifs amoureux de nature
et de grands espaces. Mais, à côté de cela, la petite ville de province a développé,
on ne sait trop comment, une offre décalée, branchée, gastronome, artistique et
culturelle qui attire hipsters et
bobos en tous genres (avec, entre autres, une collection d’art moderne au MONA
qui ne laisse pas indifférent).
































