Tigres au Lion - now Down Under

Tigres au Lion - now Down Under

vendredi 15 avril 2011

Le Cinquième Bonheur

Selon les Chinois, il y a cinq bonheurs dans la vie: la longévité, la santé, la vertu, la richesse et la mort naturelle.
Le 5 avril se déroulait la fête de Qing Ming, la fête des morts (l'équivalent de notre Toussaint), et tout le monde (enfin surtout les chinois) visite les cimetières pour nettoyer les tombes.
L'association française de Singapour organisait à cette occasion une visite de plusieurs cimetières.
La visite commençait par le Kranji War Memorial qui honore la mémoire des soldats australiens, néo-zélandais, canadiens, indiens, hollandais, britanniques et malais tombés pendant la 2ème guerre mondiale. Ce cimetière est encore aujourd'hui entretenu au bouton par le Commonwealth.
L’arrivée au cimetière chinois marque un premier contraste, surtout en cette période de l'année. Les tombes sont décorées de bâtonnets d'encens ; on vient apporter de la nourriture aux morts et on brûle des (faux) billets de banque, afin qu'ils ne manquent de rien dans l'au-delà.

Selon les règles du Feng shui, les tombes doivent
de préférence se trouver sur une montagne au bord
d'un cours d'eau (pour chasser les mauvais esprits).
Quand un tel emplacement n'existe pas, on se contente
de représenter la colline et la rivière sur la tombe elle-même!

Le cimetière musulman et ses tombes orientées
vers la Mecque, autre atmosphère

mercredi 13 avril 2011

Parfum d'Afrique au musée

Vacances de Pâques obligent, une nouvelle visite au Musée des Civilisations Asiatiques s'imposait avec les garçons. L'exposition temporaire sur les masques du Congo nous a offert un dépaysement supplémentaire… et la fierté d’admirer les nombreux objets prêtés par le Musée de l'Afrique de Tervuren.

 



Après cette visite, nous avons passé quelques moments en Chine!


Aurélien boit le thé
avec ses compatriotes

Hadrien est très intéressé
par le chemin du thé

Aurélien part en guerre avec ses cothurnes

mardi 12 avril 2011

Mariage, natalité et... argent

Après le questionnement sur la jeunesse singapourienne, la réflexion sur le manque de mariages et de naissances à Singapour continue.

Désignant le manque de mariages comme cause du faible taux de natalité (35% de célibataires parmi les moins de 35 ans), les autorités ont récemment confirmé l’expansion du système public d’agences matrimoniales gouvernementales !

Néanmoins, à la lecture des derniers articles et courriers des lecteurs, les questions financières reviennent sans cesse à la charge. Un lecteur se demande ci-dessous, de manière assez directe et pragmatique, quel niveau d’incitant financier (« baby bonus ») pousserait massivement les couples à reconsidérer la taille de leur descendance. Confirmant la passion locale pour les jeux d’argent et de hasard, certains ont même proposé une « baby bonus lottery », une immense loterie destinée uniquement aux nouveaux parents !
What price marriage and having more babies?
Abordant le thème du célibat, un autre article focalise les échecs amoureux sur le manque de pouvoir d’achat de certains hommes…
No money, no honey
Le consumérisme et le matérialisme (dont Singapour n’essaye pas de se cacher) seraient-ils donc les causes du célibat et de la faible fertilité ? L’enquête se poursuit…

vendredi 8 avril 2011

Jeunesse singapourienne

Dans les journaux, sur le net, dans les conversations, c’est LA photo qui fait du bruit à Singapour : une « maid » philippine portant le sac militaire de son employeur singapourien.
Pour la communauté étrangère, la photo reflète simplement les débordements quotidiens observés dans la vie publique, pas tellement plus choquante que ces petites dames qui font leur shopping le cœur léger et les bras ballants, suivies par une « maid » chargée du portefeuille, de l’Iphone, du parapluie et des sacs de courses.

Pour les singapouriens, au contraire, les craintes sont beaucoup plus profondes et ne traitent pas de la condition des « maids » étrangères (dont ils se soucient somme toute assez peu) mais plutôt de l’éducation de leur propre jeunesse. Depuis quelques temps, des voix s’inquiètent du niveau de compétence réel de la nouvelle génération élevée dans un confort princier par des grands-parents béats et des « maids » soumises. D’après la vision pessimiste, les jeunes adultes singapouriens n’ont jamais fait leur lit, ne savent pas cuire un œuf et auraient une fâcheuse tendance à pantoufler (au point de ne pas porter leur propre sac à l’armée !).

Pour l’armée aussi, la photo tombe à un très mauvais moment. Elle vient d’achever une grande campagne publicitaire, axée sur le coté humain et prestigieux de l’armée, qui devait l’aider à booster son recrutement dans un contexte démographique vacillant. La campagne montrait des fiers parents, sœurs ou fiancées avec leur soldat sous le thème « My son/brother/boyfriend, our Army, our Singapore ». Hormis le sexisme qui lui fit complètement oublier les 10% de femmes dans l’armée, la campagne s’avéra touchante et fut assez bien reçue.
My Boyfriend
Our Army

-Our home, our Singapore, our Army-
Bien entendu, la photo scandaleuse a immédiatement inspiré des parodies « My maid, our Army » qui ont sans doute sérieusement écorné le bénéfice de la longue (et onéreuse) campagne.
My Maid
Our Army

jeudi 7 avril 2011

Contrastes

Ville de tous les contrastes, Singapour oscille entre les traditions et la modernité, l’ancien et le nouveau, la chaleur de l’hiver tropical et l’air glacé de la clim, le régional et l’international, la détente et l’activité frénétique…
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi 5 avril 2011

Lazy Sunday afternoon

La chaleur et la nonchalance du dimanche après-midi nous ont incités à revisiter les plages de Sentosa. Nonobstant l'horizon et l’eau un peu portuaires, la détente y est réelle !
Les petits bateaux devant les grands...
Au retour des plages calmes et aérées, la marée humaine du centre commercial à succès nous confirme, qu’une fois encore, la majorité avait préféré le shopping aux activités d’extérieur. 
"VivoCity" - dimanche 20h30

vendredi 1 avril 2011

Bintan II, à deux

Quelques semaines après avoir testé Bintan en famille, nous retrouvions l’ile indonésienne en week-end prolongé sans enfants. 
Profitant de la visite des grands-parents, courageux baby-sitters volontaires (merci encore à eux), nous avons « abandonné » les enfants à Singapour pour une célébration « farniente » de nos 12.5 ans de mariage (ayant romantiquement franchi le cap des 12 ans dans les caisses de déménagement).
Comme nous n’habiterons pas éternellement à 50 kilomètres d’un Club Med, nous n’avons pu résister au plan piscine/plage/bar (parsemé de quelques minutes de tennis et de promenade pour la bonne conscience).
 

Accueillis dès l’embarcadère par le retentissant « Arigato gozaimaaaaaaasssss» d’une gentille G.O. japonaise speedée, nous avons constaté, sans trop de surprise, qu’en Asie aussi, le Club Med reste fidèle à sa réputation de « fun cool-attitude »… et propose même des versions japonaises, coréennes et indonésiennes de ses danses « pousse les nanas et moule café » (ou assimilées) que nous avons écoutées… mais pas pratiquées !