Tigres au Lion - now Down Under

Tigres au Lion - now Down Under

mercredi 23 octobre 2013

Singapore souvenirs

Les voyages professionnels à Singapour garderont encore longtemps un goût de «retour à la maison» (même si l’intrusion d’un kangourou dans l’aéroport de Melbourne donnait un parfum très australien au départ de ce voyage-ci –voir ici et ici).

Ces retours presque mensuels provoquent toujours des regards envieux de Sophie et Aurélien qui rejoindraient bien, eux aussi, les amis de Singapour. Il faut avouer que la fidélité de ceux-ci nous émeut: même les e-mails foireux de dernière minute de Cédric trouvent un accueil favorable (merci encore à eux!).

De manière moins romantique, le séjour imposait une visite, tant reportée, au Ministry of Manpower de Singapour pour rendre en personne les précieux permis de séjour. Administrativement, la page est maintenant vraiment-vraiment tournée. Allez, hop, cela vaut bien notre première photo sous le statut de visiteur temporaire, dès la sortie du ministère.


Heureusement, malgré ce brin de nostalgie, l’intégration Down Under suit son cours: Guillaume et Aurélien se sont trouvé un club de foot, où l’entraîneur australien arbore fièrement ses lointaines origines allemandes pour asseoir sa crédibilité. Aurélien et Hadrien poursuivent courageusement les cours du soir de néerlandais, permettant à Sophie de rencontrer des hollandaises avec qui visiter les vignobles de bord de mer.


Après les barbecues, Cédric tolère maintenant même les pique-niques (Australie, terre de changement!)! 



Aurélien a découvert en classe la culture aborigène et maîtrise la danse du kangourou au son du didgeridoo.


La soirée déguisée Disco Fever de l’école, par contre, nous rappelait les Halloweens de Singapour (voir ici et ici)…



lundi 14 octobre 2013

Le foot forme la jeunesse

La saison de footy terminée, le “vrai” football a repris, en force, sa mainmise sur nos conversations familiales.

- Vendredi après-midi, entraînement de foot pour Guillaume et Aurélien, aux couleurs de la Belgique pour encourager les Diables.

- Vendredi soir, démarrage du championnat australien avec, en primeur familiale, le premier match de foot diffusé en direct dans notre domicile (en nous réfugiant honteusement derrière l’excuse de l’intégration sociale et de l’apprentissage de l’anglais, nous avons, pour la première fois de notre vie, branché la télévision au câble, déclenchant bien malencontreusement, l’invasion d’une vingtaine de chaînes gratuites).

- Samedi matin, actualité chargée au petit déjeuner avec la qualification historique des Diables et le désespoir des australiens, battus 6-0 en amical par la France.


- Samedi après-midi, entraînement de foot pour Guillaume et Aurélien. On y remet bien sûr le T-shirt des Diables même s’il n’a forcément pas eu le temps d’être lavé!


Le soccer n’est que le cinquième sport des australiens (après le footy, le rugby à 13, le rugby à 15 et le cricket) mais l’équipe nationale (Socceroos) est suivie de très près et le modeste championnat national (assez faible pour que le vieux Del Piero en semi-retraite y demeure une star même à cloche-pied) attire un public étonnant (45.000 personnes pour le derby de Melbourne vendredi soir).
Dimanche, pour arrêter de parler de foot et pour donner quelques heures de répit à Sophie, la visite du nouveau Dreamliner de Jetstar tombait à pic.

 
Annoncé depuis des années, arrivé en grandes pompes mercredi depuis l’usine de Seattle, le premier Boeing 787 d’Australie (première mondiale d’une compagnie low cost) n’a pas impressionné les enfants autant que les glaces, le château gonflable et, bien sûr, le barbecue saucisses qui l’entouraient: si le 787 ne va même pas jusqu’en Belgique, que fête-t-on en fait?




A la question «alors, les enfants, vous voulez voyager dans le bel avion?», ils répondent en cœur «pour aller voir des temples en Asie, NON; pour aller à la plage en Australie, mouais…».
Bref, les voyages et les avions ne remplaceront pas le foot de sitôt…

dimanche 29 septembre 2013

Footy fever (fin)

Après des mois d’anticipation, la footy fever a atteint son paroxysme.

Depuis mercredi, les supporters de Perth déambulent en ville, tout de mauve vêtus. Pour les acheminer, les compagnies aériennes ont lucrativement démultiplié les vols Perth-Melbourne. Malgré cela, la demande a dépassé l’offre et certains fans n’ont pas hésité à faire un crochet par l’Asie (Perth-Singapour-Melbourne) pour venir soutenir leur équipe!
Jeudi, le footy a envahi les rues de la ville avec des activités promotionnelles, des défilés de joueurs et des signatures d’autographes.
Toujours fidèles au "soccer" de chez nous, les garçons se réjouissaient surtout
d’avoir trouvé, dans une star du footy australien, le sosie de notre Lukaku national!

Vendredi, la parade des équipes a paralysé tout le centre-ville. Les collègues ont porté au bureau bonnets, écharpes, T-shirts, et même chaussures aux couleurs de leurs équipes.

Samedi, la Grand FinalGrandie») a provoqué un raid sur les magasins d’alcools, suscité des milliers de barbecues («barbies»), puis vissé toute la population à un écran.
Dimanche matin, le footy monopolisait encore les premières pages (et la moitié du journal) et teintait nos donuts matinaux des couleurs des finalistes mais la trêve promettait de nous absoudre (enfin) de footy pendant quelques mois.
 

 
Dimanche soir, enivrés de traditions locales, on testait même le fish and chips du quartier.

 
Entretemps, notre immersion avait progressé sur d’autres fronts aussi. Les vacances scolaires nous avaient encouragés à parcourir un bon bout de Great Ocean Road dimanche dernier: plages, footy et koalas, très couleur locale... Même si les enfants ont raté le seul kangourou que nous ayons croisé… ils avaient le nez dans le DVD… 400 kilomètres de route paisibles sont à ce prix!


dimanche 22 septembre 2013

Footy fever

On pensait avoir assimilé vaille que vaille l’omniprésence du footy dans la vie quotidienne, les conversations et les médias (et le blog apparemment!). Pressés de questions, on a plus ou moins choisi notre camp (voir ici). On a fréquenté le stade; on y a mangé des beefpies, dégusté du vin et bu des bières, comme il se doit (voir ici). La première fois que nous avons invité des australiens à dîner, on a même respecté le calendrier footy pour éviter un râteau. Bref, on pensait avoir bien compris la footy fever. Le redoublement de son intensité à l’approche des Grand Finals nous a donc un peu pris de court.


Au footy day de l’école ce vendredi, chaque enfant portait son attirail de supporter. Un à un, les clans ont chacun chanté leur hymne devant toute l'école. Aurélien hésitait à assumer les couleurs de «nos» Bombers déclassés pour dopage, redoutant la honte de se faire huer. Les copains pré-adolescents de Guillaume, au contraire, cherchaient précisément ça en portant volontairement les couleurs de la plus mauvaise équipe de la ligue!
 

Comme dans tout événement, le barbecue occupait une place centrale dans l’agenda et réquisitionnait une armée de parents (dont Sophie) pour servir un bon millier de saucisses. Lors des récentes élections d’ailleurs, les traditionnels sausage sizzles des points de vote passionnaient davantage les électeurs que les programmes. Il a donc fallu plusieurs e-mails de Belgique pour nous apprendre que le nouveau ministre des finances australien était un belge d’Eupen!

Sportivement, la tension monte chaque jour. La victoire peut encore échapper à une des nombreuses équipes de Melbourne, grâce aux performances irritantes des rescapés de Perth et de Sydney. Le malheur des uns fait le bonheur des autres: les compagnies aériennes (et Cédric) se réjouissent de ce trafic inattendu de supporters!

samedi 21 septembre 2013

Cristal à Sydney

Souvent comparées, Sydney et Melbourne se talonnent régulièrement au sommet des classements de qualité de vie. En réalité, les deux villes ont peu de points communs, à part le bord de mer, le bon air et des transports en commun efficaces.  Cela n’empêche pas leurs habitants de perpétuer une rivalité farouche, plaidant à l’extrême les bienfaits de chacune:
- A Sydney, la réputation internationale, le célébrissime opéra dans la baie, les plages d’océan* (et de surf) en pleine ville, les avenues majestueuses du centre d’affaires, la vie au fil de l’eau dans le dédale d’embarcadères, le climat (un peu) plus favorable, et le rugby.
- A Melbourne, les grands évènements sportifs, le gigantesque MCG (Melbourne Cricket Ground), la gastronomie des sombres ruelles branchées, le berceau du Lonely Planet, la variété gustative des centaines de coffee shops, la population cosmopolite, et le footy.

L’opposition de style se reflète même dans les stars qu’elles ont engendrées: Kylie Minogue, AC/DC et Nick Cave pour Melbourne; Nicole Kidman et Elle Macpherson pour Sydney.
Pour un séjour de long terme, les mérites de chaque ville se débattent donc ad nauseam. Pour le touriste occasionnel par contre, l’éblouissante élégance de Sydney éclipse aisément le charme bourru de Melbourne, même si cela nous peine d’infliger ce sacrilège déshonneur à notre ville d’adoption.

Leçon de surf juniore à Bondi Beach

Ce jugement trop catégorique sera sans doute pardonné: le prétexte du week-end (noces de cristal, hum, wow) a sûrement foudroyé notre impartialité! Les garçons le confirment: ils étaient bien heureux de rester à Melbourne avec Corinne, Pierre, Hugo, Dorian et Telma. Merci encore à eux!


 
* mer de Tasmanie pour être honnête