Tigres au Lion - now Down Under

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jeudi 5 novembre 2015

Dans le moule? (2)

Le long week-end de Melbourne Cup (“the race that stops a nation”) proposait un programme chargé qui testait, par moments, notre intégration australienne. Au final, l’assimilation n’est clairement pas (encore) complète.

Pour inaugurer le week-end, on a bien contribué à Halloween (qui n’est pas vraiment australien): la maison, Aurélien et Hadrien furent full équipés, avec bonus Aussie pour Aurélien, déguisé en star de footy (des Bombers bien sûr).












Ensuite, on ne s’est pas levé au milieu de la nuit pour voir les Wallabies perdre la finale de la coupe du monde de rugby contre la Nouvelle Zélande (une douleur comparable à celle des hollandais quand ils perdent contre la Belgique). Pire même, les enfants ont davantage regardé les World Series de baseball (en direct de New York) que la coupe du monde de rugby.



Pour sauver l’honneur, par contre, le rugby a, pour une fois, influencé les jeux (d’Halloween) dans la cour de l’école.
 

Enfin, cette année encore, nous n’avons pas honoré la principale raison du congé qui, pourtant, mobilise le tout-Melbourne. On n’a pas regardé les courses de chevaux, on n’a même pas parié et, surtout, on a fui vers le bout de la baie pour ne plus en entendre parler…







Malgré cela, pas moyen d’échapper à la passion hippique du moment… Les enfants se sont tapé la visite d’un vieux cheval à l’école (vainqueur de la Melbourne Cup en 1992). 

A l’insu de notre plein gré, on est tombé sur la parade de la Merlbourne Cup en ville (ça intéresse pas mal de gens, en fait, les starlettes de série B, les majorettes et les flonflons), proposant en prime les débats philosophiques des défenseurs des animaux (pour ou contre la cravache en course?).

Et, même à la plage, les courses sont parvenues à nous perturber l'approvisionnement…
Néanmoins, il faut l’avouer: pour une fois, l’événement fut historique grâce à la consécration de la première jockey féminine de l’histoire de la course (sur le cheval le plus mal coté en plus). Et ça au moins, ça méritait un jour de congé!

dimanche 11 octobre 2015

Dans le moule

Peu à peu, on semble rentrer dans le moule australien. Le week-end dernier, nous avons succombé aux principaux cultes australiens. Samedi, comme tout Melbourne, on a cérémonieusement consacré la journée à la Grand Final de footy, autour d'un indispensable barbecue arrosé chez des amis.


Dimanche, la journée portes ouvertes du Melbourne Cricket Ground nous invitait à parcourir les entrailles du stade où résonnaient encore les chants des 100.000 supporters accueillis la veille.

Des vestiaires à la pelouse, des centaines d’enfants rêveurs s’immisçaient dans la peau de leurs idoles et recréaient les exploits sportifs de la vieille à leur échelle.


Fidèle à nos origines, Hadrien demandait néanmoins, dans le musée du stade débordant de reliques de cricket et de footy, «et elle est où la section ‘vrai foot’?».

Ce week-end-ci marquait d’ailleurs un retour aux sources bienvenu, grâce à un mémorable anniversaire belge. Si les surprises ne manquent pas dans la vie d’exilé, on ne s’imaginait jamais danser sur Dromen Zijn Bedrog de Marco Borsato à Melbourne (devant un parterre de français perplexes)!   

PS: dans la série «rentrer dans le moule», vous n’aurez pas manqué de remarquer la coiffure d’Aurélien, plus locale que jamais.

dimanche 27 septembre 2015

Spring!

L’Australie entame son cinquième premier ministre en cinq ans, sa gestion des réfugiés l’isole un peu plus du monde et son économie s’essouffle sans le dopage du poumon chinois.

Néanmoins, grâce au printemps, ces événements subalternes ne préoccupent pas les médias ni la population! Seules les températures des plages et les finales de footy restent dignes d’attention!





Il faut croire qu’on rentre dans le moule... Pour le traditionnel footy day de l’école qui clôture le trimestre, Aurélien et Hadrien étaient, cette année, équipés sans recourir aux prêts de copains (mattez les chaussettes) et impatients d’entonner le chant de guerre de leur club!

mardi 1 septembre 2015

Entre-saison

Le 1ier septembre marque le début du printemps en Australie. Pour la plupart des petits australiens, cela signifie surtout un changement de loisir sportif: le footy ou le rugby boueux et rugueux du week-end font place au cricket policé.


Pour nous, les changements sont moins radicaux: le foot s’arrête mais baseball, hockey, tennis et natation continuent (et le basket recommence!). Au passage, l’entracte entre les saisons nous rendra tout juste l’un ou l’autre matin de week-end sans service taxi, à déguster à sa juste valeur!


Durant cet hiver bien chargé, Guillaume a terminé presque (!) intact sa première saison de gardien de but (de foot), affrontant courageusement les chocs, la solitude et l’aspect «bouc émissaire» du rôle. Au baseball, son équipe jouera, comme l’an dernier, la finale, pour le plus grand bonheur de mamans supportrices surexcitées (Sophie un peu moins… mais fière quand même!).




En dehors de l’inévitable football, Aurélien a ramené ses premiers points aux interclubs de tennis et découvert une passion pour le demi-fond (les surprises de la génétique!), représentant dignement Gardenvale en inter-écoles sur 800m et 1500m.

Hadrien a débloqué (et enflammé) son compteur de buts au hockey et inauguré son protège-dents customisé aux couleurs des Essedon Bombers (et de la Belgique?)!



Place au printemps pour de nouvelles aventures sportives!

samedi 22 août 2015

Falls Creek

Un hiver un peu plus rigoureux que d’habitude s’achève doucement à Melbourne. En juillet, le jour le plus froid en 18 ans a même surpris toute la ville avec une fine couche de givre presque historique.



Peu préparés à ces conditions (même pas de grattoir dans la voiture!), les Melbourniens en ont parlé pendant des jours, comme s’ils avaient affronté la toundra.



Pour cette raison sans doute, la perspective de sports d’hiver en Australie et en août ne nous a pas paru aussi extravagante que l’an dernier.
Comme l’an dernier, la neige et le ski nous ont rappelé l’Europe avec nostalgie. L’utilisation abusive (à tort et à travers) du descriptif «alpin» dans le Victoria rural (alpine road, alpine region, alpine lodges, alpine beef!) y a sans doute contribué…


 


Pourtant, à Falls Creek, à 400 kilomètres de Melbourne, on est bien en Australie:
- Les montagnes érodées, les eucalyptus et les plantes désertiques sur la neige choquent encore notre intuition.

- Loin de la gastronomie multiculturelle de Melbourne, le Victoria «alpin» n’a absolument aucune tradition à offrir. Sur les pistes, on ne trouve que des hamburgers, des hot dogs, des pies et des frites alors que notre esprit rêve de tartiflette, de raclette, de fondue et de croûte au fromage. 

- Le développement durable n’a pas encore débarqué down under, encore moins à la montagne: toute la logistique du village, taxi et transports en commun compris, repose sur des motos-neige et des camions à chenilles.



- A la montagne comme en ville, l’esthétisme et la qualité ne priment pas dans la construction: pourquoi s’encombrer d’architecture et de matériaux nobles quand on peut se satisfaire de tôle ondulée, de préfabriqué et de béton?

 
- Même à la montagne, on ne quitte jamais son barbecue: tous les appartements en sont équipés. Le nôtre était plutôt chétif mais les «usines à gaz» sur chaque balcon étaient bien visibles depuis les télésièges.


Bref, l'Australie, la montagne et le ski sont des concepts que l'on a encore un peu de mal à concilier mentalement mais que nous parvenons sans peine à apprécier!